Carnet de voyage

Samedi 22 août 2009 6 22 /08 /Août /2009 10:46
Au total nous aurons profité de 25 jours pleins sur place avec une météo que l'on appelera durant le séjour 'coup de bol'. En effet, nous aurons toujours été au bon endroit, au bon moment ; ce qui nous aura permis d'éviter les typhons de Luzon et Palawan du début du mois d'août, et de profiter d'une météo plutôt agréable dans les Visayas malgré quelques grosses averses en début ou fin de journée. Dans ce billet, vous trouverez les noms et tarifs obtenus des hôtels dans lesquels nous avons séjourné ainsi que quelques infos sur les transports. 

Notre parcours en vidéo...avec une animatrice hors pair !

*Panglao (Bohol) : Villa Belza - 1 100 pesos (endroit sympa loin de la plage mais avec piscine et très propre)
*Cebu city (Cebu) : Fuente Pension House - 1 000 pesos (propre, sans charme mais bien situé)
*Malapascua (Cebu) : Exotic Dive - 1000 pesos (les pieds dans l'eau, on recommande)
*Escalente (Negros) : Pension House - 1 000 pesos (tout beau, tout neuf et bien mieux que celui recommandé par le Lonely mais un peu plus cher)
*Bacolod (Negros) : Royal Am Rei - 1 100 pesos (clean mais sans âme)
*Boracay (Panay) : Roy's Rendez-vous - 800 pesos (un très bon plan en basse saison, couple de  propriétaires septuagénaires adorables)
*Puerto Princessa (Palawan) : Badjao Inn - 500 pesos (correct)
*El Nido (Palawan) : Alternative - 500 pesos (un très bon plan, good value for money)
*Sabang (Palawan) : Taraw Lodge - 400 pesos (les pieds dans l'eau mais rustique)
*Puerto Princessa (Palawan) : Casa Linda - 890 pesos (du charme et pas loin du resto Kaluit, une bonne adresse)
*Banaue (Luzon) : Greenview - 500 pesos (un endroit sympa avec une belle vue sur les rizières mais pas de prise électrique)
*Sagada (Luzon) : Alfredo - 400 pesos ( à éviter...)
*Sagada (Luzon) : Saint Georges guesthouse - 500 pesos (très bon rapport qualité / prix)
*Baguio (Luzon) : La Bréa Inn - 1 000 pesos (RAS mais ville sans intérêt)
*Manille (Luzon) : Friendly Guest House - 885 pesos (guesthouse backpackers sympa et très bien placée)

Les hotels les plus chers sont avec air con, quelques fois le petit déjeuner est inclus. Dans les grandes villes, c'est systématiquement plus cher et souvent de qualité moins bonne. En moyenne, nous aurons consacré 5 euros par nuit et par personne. Il est assez rare d'obtenir un discount supplémentaire sur les prix promo de basse saison.

Les transports aux Philippines, c'est l'aventure! De la Banca à l'avion en passant par la moto, le tricycle et la fameuse Jeepney, c'est toujours très long : nous aurons passé plus de 60 heures dans les bus (30 km / heure en moyenne), une dizaine dans les Jeepneys (quelques fois sur le toit!), 3 à 4 heures dans les tricycles...quelques heures sur les motos avec driver ou en solo...pris  8 fois l'avion (on sait pas très écolo...mais on va compenser Carbone) et enfin une vingtaine d'heure en bateau avec toujours des imprévus pour mettre un peu de piment !
En résumé, on a apprécié notre périple avec de l'aventure, des sourires (ce n'est pas un mythe), des rencontres et tellement d'images magnifiques. Avec du recul, nous aurions du sauter quelques étapes pour mieux en apprécier d'autres mais c'est aussi ça un voyage ! A éventuellement sauter : Baguio - Escalente - Bacolod (mais ça nous a quand même permis de voir Negros qui est une île pas touristique et pourtant si belle : canne à sucre, volcans, et habitants encore plus accueillants). Mais bon dans dix jours, on aura peut-être changé d'avis !
Par Anso & Stéphane - Publié dans : Carnet de voyage
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Jeudi 20 août 2009 4 20 /08 /Août /2009 16:47

Une fois de plus on se lève tôt! Objectif : prendre le bus de 6:30 pour Baggio. On arrive à 6:20, on grimpe dans le bus mais celui-ci ne part pas...On apprend que nous sommes en fait dans le bus de 7h30, celui de 6:30 était parti plus tôt car déjà plein. Notre Bus étant plein rapidement aussi, on partira finalement à 7 heures. On mettra 6 heures pour atteindre Baguio. La route est magnifique. La destination de Baguio n'était à l'origine pas prévue à notre programme. Au départ, nous voulions aller au Mont Pinatubo, non loin de Manille mais les actualités récentes (mort de plusieurs touristes à cause des intempéries) nous font hésiter jusqu'à ce qu'on aprenne que de toutes façons, le gouvernement philippin a interdit l'accès au volcans jusqu'à la fin du mois d'Août. Plus la peine d'hésiter, on n'ira donc pas! On s'est donc reporté sur Baguio, ville dite capitale d'été : toute la bourgeoisie de Manille se rend à Baguio afin d'y trouver la fraîcheur...De ce que l'on a entendu, c'est une ville sympa. A juger par nous même, c'est ville de 300000 habitants qui n'a rien de bien folichon. La pluie, qu'on a eu pour une bonne partie de l'après midi y est peut-être pour quelques chose dans notre jugement de cette ville. Mais bon, rien de particulier à faire, une étape à notre avis inutile, on regrette de ne pas avoir tracé directement à Manille. On est tellement pressés de quitter cette ville que nous prenons le bus le lendemain à 4heures 30 du mat! On arrive à Pasay (Manille) à 11 heures à la gare routière où nous avions laissé notre hamac. On trouve la dame à qui nous l'avions confié et 5 minutes plus tard, nous retrouvons notre Hamac! Yes! Direction Friendly guesthouse, dans le quartier de Malate à Manille (20 minutes en taxi depuis Pasay).  On pose nos affaires et partons découvrir , sous un magnifique mais très chaud soleil, la capitale que nous avons à plusieur reprises effleurée mais jamais explorée. On commencera pas l'intramuros. Franchement, la plupart des gens que nous avons rencontrés nous avaient conseillé de ne pas perdre notre temps dans cette capitale de 11 millions d'habitants. On y aura pas consacré suffisament de temps à notre goût. Oui, il y a du monde, oui, il y a des bidonvilles, la pauvreté surgit bien plus ici que n'importe où ailleurs aux Philippines mais il y a des quartiers dans Manille qui méritent une visite et qui sont appréciables.  Intramuros fait partie de ceux ci. Flaner dans les ruelles de l'intramuros rappellent les villes de l'espagne coloniale. De belles églises, de belles casas... Le fort Santiago entouré du Golf, en plein milieu de la ville, est sympa. Le parc Rizal... C'est sûr qu'il faut redoubler de vigilence, bien tenir ses affaires (c'est pas le moment de se faire piquer le passeport, on part demain!), mais c'est pareil dans toutes les grandes villes du globe. Le soir, on part au Greenbelt, dans le quartier de Makati, où le très luxe, contraste avec les bidonvilles non loins. Cela rend même mal à l'aise. Comment vivre "riche" dans une ville où il y a tant de pauvreté? Est-ce qu'on s'habitue, est-ce qu'à force on ne la voit plus, on devient indifférent?... Le quartier de Greenbelt est asceptisé, propre, avec des restaurants tous plus beaux et plus accueillants les uns que les autres, les enseignes Gucci, Dior et les moins prestigieuses Promod ou Mango sont présentes. On a l'impression d'avoir changé de pays! On finit dans un resto Japonais, où les prix sont plus proches de ceux pratiqués sur Paris qu'aux Philippines, mais où on mangera très, très bien! On retourne à l'hôtel et ne peinerons pas à trouver le sommeil! Le lendemain, on part visiter un marché et le Coconut Palace avant de reprendre nos affaires et rejoindre une ultime fois l'aéroport, cette fois, le terminal international. Oui, on est au terme de cette aventure et on a un peu le coeur lourd de partir, on a passé beaucoup de bon moment, rencontré plein de gens sympas, vécu des aventures quelques fois un peu terrifiantes! Quel voyage, on traîne, on n'a pas envie de partir.

Par Anso & Stéphane - Publié dans : Carnet de voyage
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Mardi 18 août 2009 2 18 /08 /Août /2009 13:05

Pour rejpoindre Sagada depuis Banaue, il faut prendre tout d'abord une jeepney pour Bontoc (une par jour, qui part à 8h30) pendant deux heures trente, puis une autre jeepney pour Sagada (1heure30). 8h15, on grimpe dans la jeepney, en compagnie de Mickael, un tchèque de Prague, accompagné de sa copine Bev, de Manille. Sont également présents, Vic et Vince, deux touristes philippins de Manille en week-end et Mala un jeune hollandais. On brise rapidement la glace. Le trajet passe vite, entre la découverte des rizières en contrebas des falaises vertigineuses et dangereuses et les histoires de Balut! Quest-ce que le Balut? C'est un met typiquement philippins. Il s'agit d'un oeuf cuit mollet, mais pas n'importe quel oeuf, un oeuf de 15 à 19 jours! Donc un oeuf qui a un embryon en développement... Autrement dit, vous ne mangez pas que du jaune et du blanc, vous vous délectez également de l'embryon de canard ou de poulet... Il parait que ça croustille! Beurk... On ne testera pas le balut! Mickael testera, il est plus curieux...Bref, cela anime la discussion, jusqu'à deux km de Bontoc où la jeepney s'arrête. La route est bloquée. Il vient d'y avoir un glissement de terrain. Le seul moyen est de prendre nos affaires  et de passer l'immense monticule de terre instable qui bloque la route. C'est parti, des philippins sont devant nous, avec des enfants en bas âge. On fait la queue. Un tracto-pelle fait des allers-retours pour aller chercher les gens et les déposer de l'autre côté de la route (Les gens ne montent pas dans le tracto-pelle mais dans la pelle du tracto!). Mala, notre compagnon Hollandais passe, les deux philippins aussi. Puis, tout s'accélère. On voit un philippin courir devant nous, prendre les enfants d'une dame qui attend son tour et les amener sur la route, la femme les suit. Stef est plus rapide que moi pour comprendre qu'une avalanche de terre menace à nouveau. , il me hurle : An'So, courre! Bref, on se met à courir, tout le monde se met à courir, on n'attend plus la pelleteuse pour passer. Pas le temps, trop dangereux. On est de l'autre côté, en sécurité. Toute l'équipe de la jeepney a suivi, sauf Mickael, faisant un pas en avant, deux en arrière, hésitant. Il a peur de passer. Il finira, enfin, par venir nous rejoindre. Les Philippines, quelle aventure... On grimpe dans un tricycle et rejoingons Bontoc, où il y a un distributeur de billets depuis peu. On est content, on va pouvoir retirer, enfin. Et ben non. Le distributeur n'accèptera pas nos cartes. Il va falloir continuer à faire attention. Toute la petite équippe prend la même jeepney pour rejoindre Sagada.  On profite du trajet pour se décider ensemble de prendre un guide pour aller visiter les grottes de Sagada.  14 heures, après avois pris l'hôtel et avoir rapidement déjeuner, nous partons tous ensemble, accompagnés de deux guides pour 4 heures de balade dans les grottes de Sagada. 


Les grottes de de Lumiang et sumaging sont en fait reliées l'une à l'autre et nous decidons donc de faire le parcours "aventure" qui permet d'entrer par la première et resortir par la seconde, la petite balade est assez sportive, un peu d'escalade, il faut se faufiler dans des passages étroits, nos guides sont de bons conseils. A l'entrée de la première grotte, on découvre des cercueils laissés par les animistes. Ici, on n'enterre par les morts afin de pouvoir laisser l'âme s'échapper pour une autre vie. Les cercueils sont donc empilés à l'entrée des grottes ou suspendus dans les falaises. Ces traditions et rituels funéraires sont encore réalisés de nos jours mais les cercueils sont disposés plus loin dans les montagnes. Ceux que l'on voit à Lumiang sont pour certains, vieux de 500 ans. Au bout d'une bonne demi-heure, la lampe à pétrole d'un des guides fait défaut, il doit repartir en chercher une autre! Nous poursuivrons, lentement avec le deuxième guide notre avancée et il finira par nour rejoindre en moins de trois quart d'heure, il est vraiment rapide! On découvre des formations calcaires spectaculaires, des rivières souterraines à l'eau claire qu'il nous faut traverser (Elle est bien fraîche), c'est chouette, on prend beaucoup de plaisir. On est content d'avoir choisi cette option. Le soir, on dine avec tous nos compagnons du jour et échangeons nos e-mails pour s'envoyer les photos de cette journée haute en aventure.
Le lendemain, on randonne autour du village, à la recherche des cercueils suspendus de Sagada. Cà et là, on aperçoit des cercueils suspendus aux flans des montagnes. Les cercueils les plus vieux sont aussi les plus courts car à cette époque, les défunts étaient recroquevillés en position foetale. La balade est chouette mais le sentier n'étant pas balisé, on a eu un peu de mal à trouver notre chemin pour retourner au village! Une heure, de la boue et quelques griffures sur les jambes plus tard, c'était enfin chose faite! Sagada est un très beau village, coincé dans les montagnes de pins, la végétation est très différente de ce que l'on a vu jusqu'à maintenant (on est à 1500m environ d'altitude). Le soir, on va diner à Yogurt House, Miam, un yogurt maison en dessert. Cela faisait longtemps. En plus, c'était bien plus sympa que le resto koréen où on a failli aller et où deux poivrots refaisaient le monde!

 

Par Anso & Stéphane - Publié dans : Carnet de voyage
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Lundi 17 août 2009 1 17 /08 /Août /2009 11:41
Après près de 3 heures de jeepney, nous arrivons enfin à Banaue, on trouve un hôtel (Greenview Hotel, 500 pesos avec common bathroom) sympa et pas cher avec une vue splendide sur les rizières. Pas cher, il vaut mieux, en effet nous avons oublié l'etape ATM (distributeur de pesos) et il n'y en a pas dans les deux cents kilomètres à la ronde autant dire dans les 6 heures à la ronde. Bref, on fait les comptes, il va falloir se serrer la ceinture :  à peine 60 euros par personnes pour 4 jours sachant que nous avons pas mal de transport prévu et nous devrions avoir recours à un guide pour les grottes de Sagada. On mangera donc encore un peu plus local que d'habitude et éviterons les San Miguel ! A 14 heures, nous décidons de nous rendre au view point et de revenir au village par les rizières, sans guide donc. Le payage est grandiose, les rizières alternent le vert et le jaune, les maisons sont accrochées à la montagne, on ne sait trop comment...Nous croisons deux Ifuegos en habit traditionnel, ils sont âgés de 80 et 90 ans et sont déformés par le travail dans les rizières. Après avoir demandé quelques indications pour rejoindre le village, nous nous engageons dans les rizières. Chaque angle de vue est magnifique, on traverse une rivière, admirons une cascade, escaladons et enfin suivons une irrigation perilleuse. Il se met à pleuvoir, nous mettrons près de 3h30 pour retourner sur Banaue. La balade a été très agréable et photogénique. Coucher tôt, demain nous avons arrangé une course en tricycle pour rejoindre la junction de Batad (site classe a l'Unesco et lieu culte des afficionados de dépaysement et de payage de rizières, l'électricité a atteint ce village il y a moins de 5 ans).
7H du matin, nous sommes prêts et partons pour Batad, après une heure de tricycle sur une route chaotique mais avec des vues sur la montagne et les rizières, nous atteignons la junction. Alors, effectivement, si depuis le début de nos vacances on n'avait pas fait trop de randos, et bien là, on va se rattraper...  7 heures de marche, et pas dans des petits sentiers bien balisés, pas dans les frais sous bois de nos contrées, non : 7 heures de marche sous une bonne chaleur, avec des denivelés assez importants et des chemins qui glissent. Mais quel spectacle une fois de plus! Après une premiere heure de grimpette sur la route défoncée que seules les jeepney peuvent emprunter (avec notre tricycle, c'etait peine perdue), on se retrouve au sommet d'une montagne, de là, il faut redescendre l'autre flanc de la montagne pour rejoindre le village de Batad. La descente se fait, tranquillement, mais sûrement. On croise des papillons, de beaux points de vues et même un crabe! Après une bonne heure de descente, la récompense : On aperçoit en bas, le village de Batad, entouré de rizières en terrace, c'est magnifique. Le bleu du ciel contraste avec les rizières dont, pour la plupart, la recolte est terminée. C'est magnifque. Il est dix heures et notre cake aux bananes du matin commence à être loin. On s'arrête dans une guesthouse où on commande une omelette et un thé.On se partage le thé par soucis d'économies. Ben oui, il faut faire attention à la fuite des pesos. On se renseigne pour rejoindre la cascade, derrière le village. On nous indique qu'il faut une bonne heure, on repart sur les coups de 11 heures. Pour rejoindre la cascade, on traverse le village, c'est le 15 Aout (bonne fête maman!), il y a une cérémonie. A chaque fois qu'on tourne la tête, on prend une photo. It's fantastic, Amazing. On sort du village, confirmons notre chemin auprès d'une jeune fille qui vend des boissons et continuons à descendre. Une sacrée descente, en plus ça glisse, il faut faire attention où on met les pieds. Ca y est on ne la voit pas mais on l'entend. Quelques mètres plus bas, on l'a en visu! On n'imaginait pas qu'elle serait si grande. En plus, on est tout seul pour l'admirer, c'est encore mieux. On se pose sur les rochers, Stéphane se baigne mais sans s'approcher de la cascade, le débit est trop grand, c'est dangereux. Le temps passe vite. Il est déjà 12h30, il faut une heure pour remonter au village puis deux heures pour rejoindre la jonction, il faut y aller. On remonte beaucoup plus vite qu'on n'est descendu. En haut, on achête de l'eau à la jeune fille. On discute un peu avec elle, elle a 11 ans. Elle nous demande d'où on vient, puis si la France, c'est plus loin que le Vietnam. On finit par lui dessiner une Mapmonde pour localiser la France, les Philippines, le vietnam, l'egypte... Mais il ne faut pas trop trainer, on a une longue route a faire. On coupe cette fois par les rizières, en surplombant le village, quelles vues superbes. On remonte l'autre flanc de colline, pas très loins d'où on a pris nos omelettes le matin et discutons avec une dame qui égraine ses brins de riz. Quelle patience! Elle est super gentille, dans la conversation, elle vous demande d'où on vient puis nous apprend que des français lui ont donné des portes-clés avec la tour eiffel en cadeau. Elle en a 10! Et nous qui croyions être original en offrant de temps en temps des petites tour eiffel en porte clés! C'est loupé. On continu la monté. On dépasse un groupe de coréens qui n'avance pas très vite. On finit par redescendre jusqu'à la jonction en même temps que les coréens doublés il y a plus d'une heure! Sauf qu'eux, avaient une jeepney qui les conduisaient depuis le sommet! On est contents d'arriver, on commence à ne plus sentir nos jambes, mais on est super content de la balade. C'est super. Le tricycle nous attend, on repart pour une heure de piste chaotique pour rejoindre Banaue à 17 heures. 
Par Anso & Stéphane - Publié dans : Carnet de voyage
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Samedi 15 août 2009 6 15 /08 /Août /2009 13:05
Pour repartir d'El Nido, on décide de prendre le minivan : cela coûte presque 2 fois plus cher (600 Pesos, soit 9 euros) mais cela permet de faire le voyage en seulement 5 heures, avec la clim et assis plus confortablement. Sauf que nous, on est tombé sur un chauffeur Nullos qui n'avançait pas et la clim ne fonctionnait pas non plus : Résultat, on a mis 7 heures pour rejoindre la Junction Salvation, par 34 degrés et peu d'air car les fenêtres arrières du mini van ne s'ouvraient pas! Bref, on arrive à Salvation un peu avant 14 heures, de là, on est sensé choper un jeepney sur la route déserte et rejoindre Sabang. On se donne 45 minutes, si dans 45 minutes on ne voit rien venir, on prendra peut être un  tricycle pour monter : cela coutera cher, cela sera lent, mais au moins on montera. Bref, 10 minutes plus tard la jeepney arrive : ouf, on n'aura pas attendu longtemps... Malheureusement, elle est blindée la Jeepney, on n'a guère le choix, si on veut la prendre, il va falloir rejoindre quelques Philippins, des sacs de riz et des bagages ... sur le toit. A cheval entre un sac de riz et un sac-à-dos Queshua (il y a donc des touristes français à l'intérieur du Jeepney!) on repart. La route est sympa et c'est plutôt rigolo de faire le voyage sur le toit, jusqu'à ce qu'il se mette à pleuvoir! Là, l'assistant jeepney sort les bâches pour protéger les bagages et nous-même par la même occasion : on ne voit plus rien et cela pue un peu, mais cela nous fait plutôt marrer... Une demi-heure sous la bâche puis on a enfin de la place à l'intérieur de la jeepney. On confirme, c'était bien des touristes français. On finit le trajet plus confortablement et au sec et arrivons à Sabang où nous découvrons une jolie petite plage et un village paisible. On trouve une chambre dans une paillote sur la plage avec un système de partage de la salle de bain plutot original : 3 chambres, une salle de bain au centre avec 3 portes verouillables. On est seul donc on aura pas l'occasion de tomber sur une belle suédoise ou sur un beau brun au corps bruni par le soleil. On se baigne et profitons tranquillement de la soirée.
Levé 7 heures et départ 8 heures pour la rivière souterraine, assez touristique mais avec ce départ matinal et en étant sur place, on évitera la foule. La rivière fait plus de 8 kms de long, on en parcourera environ 1.5 kms, c'est assez grandiose. Le site est classe au patrimoine mondial de l'Unesco et concourre actuellement pour un nouveau classement des 7 nouvelles merveilles du monde. A l'intérieur c'est une gigantesque grotte  parcouru par la rivière et ornemente de stalagmites et stalagtites, et aussi de 40 000 chauves-souris dont certaines espèces endémiques à Palawan. On rentrera à Sabang par le Monkey trail qui porte bien son nom, au passage on verra quelques Lezard Monitor, de nombreux singes, papillons et de beaux oiseaux...De retour à la plage du village, on déjeune et on se trouve deux petites places dans un van de touristes ayant fait l'excursion depuis Puerto Princessa à la journee. On gagnera pas mal de temps avec cette option.
De retour à Puerto, on prend nos quartiers à Casa Linda, endroit agréable ou on rencontrera un couple de français accumulant les galères depuis leur arrivée datant de 3 ou 4 jours : réservation douteuse de leur hôtel à Manille et surtout chute en moto à Bohol; ils sont bien abimés et n'ont pas trop le moral, on discutera longuement avec eux. On ira faire un tour au marché haut en couleur où nous ferons un achat coup de coeur très encombrant : pour ceux qui connaissent Pékin Express, c'est notre handicap de la fin des vacances. C'est quoi ? Un hamac tressé avec le bois souple traditionnel des Philippines (sorte de Rotin...); enroulé c'est en gros un cylindre de 1.2 mètres par 50 cm de diamêtre. Arrivera-t-il jusqu'à Paris, là est la question? Les paris sont ouverts ! On aura longuement recheché un sac en plastique assez grand pour pouvoir l'emballer. Pour le moment, il aura passé la première étape de prendre l'avion pour Manille, il y est d'ailleurs toujours, gardé par la dame s'occupant de la sécurite d'une compagnie privée de bus. (pas de storage room à l'aéroport.).Le retrouverons-nous? Il ne nous a coûté que 25 francs, c'est-à-dire rien au regard du travail que cela représente.
Actuellement nous sommes à Banaue, à 350 kms de Manille, rejoint en plus de 12 h avec une étape forcée dans un hôtel à Solano.
La suite ce sera pour plus tard, demain depart pour Sagada.
Par Anso & Stéphane - Publié dans : Carnet de voyage
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Vendredi 14 août 2009 5 14 /08 /Août /2009 13:09
3h30, le réveil est un peu trop matinal mais bon, quand faut y aller, faut y aller. 4 heures moins dix, on prend un tricycle pour nous rendre à la gare routière, il nous demande 100 pesos, cela nous parait énorme, on essaie de négocier, mais vu l'heure on a du mal et il dit que c'est loin... On accepte pour 90 pesos et en fait, c'était vraiment loin, à un moment on s'est même demandé s'il nous amenait vraiment à la gare routière, en pleine nuit comme ça, on a vite des pensées suspicieuses... Bref, on arrive vers 4 heures passée à la gare routière, il y a pas un chat ou presque. On doit attendre le bus, la gare se remplie petit à petit, à 5 heures, le bus arrive, en fait les 3/4 du bus étaient déjà réservé donc heureusement qu'on est arrivé de bonne heure, sinon, on n'aurait peut-être pas pu partir... On atteint Roxas qui est à mi-chemin en distance en deux heures environ, et c'est après cette ville que les choses se gâtent... La deuxième portion de la route prendra 5h30, de la piste, de la poussière, la chaleur, des sièges pas large, le voyage, n'est pas très confortable (ceci est un euphemisme!). Cependant, on a de l'animation, les gens descendent, montent, on crève un pneu (l'équipage change la roue en 10 minutes chrono... --> et oui, il a une équipe de 4 personnes pour accueillir, charger, décharger les bagages...), on passe des petits ponts de bois... La route est en travaux, on a rencontré des personnes qui ont mis plus de 15 heures pour faire le trajet, donc, nous, avec nous 7 heures 30, on est des petits joueurs... En tout cas, on remercie notre chauffeur qui était un as du volant. Au terme de ce périple, une sacrée récompense : El Nido : très très Maganda (cela veut dire joli!). Un mélange de la baie d'Halong, Krabi, Kho Phi Phi... Whaou, on est subjugue, et on n'a encore rien vu. L'après-midi, on part à la plage à quelques km d'el Nido, on a la plage pour nous tout seul, et c'est magnifique. Oui Flo, les photos arrivent, mais la connexion internet étant lente, on ne peut pas les charger ici, mais ce sera fait d'ici quelques jours. Effectivement, des photos vaudront bien plus que de longs discours. On rentre à El Nido par la côte (pas loin d'une heure et demie de marche) à découvrir des plages, des villages de pêcheurs, les enfants qui jouent, les pêcheurs qui réparent leurs filets, tout cela sous le coucher du soleil...
Les deux jours suivants nous les passerons à decouvrir les îles alentours. Les nuages disparaissent une fois pour toutes, on a vraiment de la chance, il n'a pas fait beau à El Nido depuis plus de 15 jours. En bateau, c'est la découverte de laggons, de plages plus paradisiaques les unes que les autres, de pythons rocheux, à la jungle sans doute inexplorée, s'écrasant dans les eaux turquoises, de fonds marins aux milles couleurs. Un océan de symphonie. A El Nido, on a vraiment l'impression d'être au bout du monde, l'île de Palawan étant loin de tout et El Nido si excentré. Il faut vraiment y aller avant que la route soit terminée, avant que les groupes de touristes n'arrivent en hordes, avant que des resorts bétonnés soient construits. En même temps, on comprend que les autochtones aient besoin d'une route plus rapide pour se déplacer...
Par Anso & Stéphane - Publié dans : Carnet de voyage
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Mercredi 12 août 2009 3 12 /08 /Août /2009 15:52

7h30, nous partons pour l'île de Palawan : le baromêtre indique toujours Soleil : ouf! On reprend un bâteau pour 15 minutes pour rejoindre Catitlan et de là, prenons le bus (Gratuit) de la compagnie aérienne pour Kalibo. Trois philippines de retour de WE qui rentrent à Manille nous prennent sous leurs ailes et nous servent de guide jusqu'à l'aéroport : sympa! Tout se passe normalement, on enregistre à temps, on board à temps... On devrait avoir notre correspondance! Une fois dans l'avion, le commandant de bord nous indique qu'il n'a pas l'autorisation de décoller. Et oui, LE PRESIDENT DES PHILIPPINES atterrit à Kalibo (Franchement, l'aéroport de Kalibo n'est pas plus grand que la gare de Moulins), à l'heure même où on est sensé décoller, et Monsieur nous retarde. Effectivement, on voit l'avion de la république qui s'approche les militaires aui font la haie d'honneur, mais nous on s'en fout, on veut décoller! On a une correspondance! L'avion finit par partir avec 45 minutes de retard, on commence à se dire que c'est mort. Bref, on atterrit, un mec de Cebu nous dit de courir jusqu'au point information de Cebu Pacific. On court, on court, on court... C'est loin, on traverse tout l'aéroport, en tong, c'est pas si facile. Une pensée pour Simo et je suis bien contente qu'on ait été assez assidue pendant les footings, j'ai de l'endurance. Bref, on arrive au point information, un mec de Cebu vient avec nous, on continue à courir jusqu'à la porte d'embarquement, les passagers sont en train d'embarquer, on n'y croit pas. Merci à l'assistance des gens de Cebu Pacific, sans eux on aurait pas réussi. On arrivera a Palawan avec une petite demi-heure de retard, nos sacs aussi : quelle aventure les philippines, pfiou! On se renseigne pour prendre un bus demain pour El Nido : 8 heures de route, ou devrais-je dire de piste nous attendent. Le bus part à 5 heures du Mat, nous devons être à la gare routière à 4 heures, on programme le réveil pour 3.30!

Par Anso & Stéphane - Publié dans : Carnet de voyage
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Mercredi 12 août 2009 3 12 /08 /Août /2009 15:31

On part pour notre tour en bâteau. Plusieurs stops sont prévus, et chacun d'entre-eux nous permettent de découvrir une nouvelle facette de l'île, sous le soleil! Quel plaisir de se laisser aller, çà et là. On profite d'instants de Snorkelling, c'est chouette.


Le midi, on mange du poisson grillé sur une plage, on repart. Re-snorkeling : une journée comme on les aime. Le soir, de retour à white beach, on n'aura pas l'occasion de voir un coucher de soleil. On était tranquillement sur la plage, en train de prendre des photos, quand au loin on a vu le ciel s'assombrir, en quelques minutes on a vu ce gros nuage gris arriver, on a pris nos jambes à nos cous et avons couru au bar le plus proche, à peine rentrés dans le bar, l'orage grondait. Des pluies d'une force impressionnante, mais nous on était déjà occupés à boire nos cocktails et à discuter avec les autres clients : un bon moment. La pluie s'etant calmée, on part manger. Le lendemain, on quittera Boracay pour rejoindre l'île de Palawan en avion : Kalibo - Manille et Manille - Puerto Princessa avec seulement une heure pour la correspondance, on espère qu'on aura le temps : sur le site internet, ils disent que oui, on verra bien demain.

 

Par Anso & Stéphane - Publié dans : Carnet de voyage
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Dimanche 9 août 2009 7 09 /08 /Août /2009 14:55
Reprenons. Nous avions préféré ne pas prendre le ferry le soir de Bacolod pour Ilolo. Le lendemain matin départ matinal pour rejoindre le port d'Iloilo sur l'île de Panay. On est dégouté, on n'a pas vu la fin du film dans le ferry, c'était farfelu et super rigolo, les passagers se poilaient autant que nous ! Une fois arrivés à Iloilo, c'est le soleil qui nous accueille, pour notre plus grand plaisir. Et depuis, il ne nous a quasi pas quitté et c'est tant mieux. On rejoint en taxi la gare routière et laissons passer comme deux couillons le bus de 10h30, après avoir tergiversé pour gagner quelques malheureuses heures. Bref on prendra celui de 11h. On arrivera a Catitlan vers 16h30, non sans avoir profité d'un paysage enchanteur : rizières bordées de cocotiers, quelques grappes de bambous cà et là, les montagnes en arrière plan, et pour couronner le tout un ciel plutôt bleu. De Catitlan, évidemment, le départ du bâteau ne se fait pas à l'endroit habituel mais à Tabon. On prend donc un tricycle puis embarquons pour 15 minutes de traversée et débarquons à Boracay. RE- Tricycle pour rejoindre White beach et là, le marathon pour trouver un hôtel : pas cher, propre, agréable, pas loin de la mer et avec un peu de cachet si possible. On n'est pas exigeant quoi?! Anso part  en claireur pendant que je profite du coucher de soleil, en gardant les sacs bien sûr. Cette technique nous évitera les très nombreuses sollicitions des 'Commissionners' qui longent la plage pour emmener le touriste dans un hôtel. On apprendra plus tard que cela leur rapporte tout de même 20% du prix de la chambre, on comprend pourquoi ils nous accrochaient tant les baskets (de plus, il n'y a pas  trop de routard à Boracay). On atterrira chez Roy's  Rendez-vous, 800 pesos avec AC ( 3 000 en pleine saison), tenu par Olivia et Pedro, un charmant couple de septuagenaires. A Boracay, les prix atteignent des sommets sans pour autant de justifications au niveau confort. Après une nuit bien méritée, nous partons à la découverte de l'île, de 9 kms sur 2. On commence par un peu de snorkeling sur une plage au nord puis poissons grillés sur la plage. Pas de vague de ce coté, un contraste par rapport à White beach sous le vent et les vagues prises d'assaut par les kite surfs. On négocie deux motos pour aller au view point, endroit sympa qui offre un panorama sur toute l'île et ses belles plages de sables blancs...On vous passe les details des eaux turquoises et des coquillages, autre réputation de l'île. On réserve un tour de l'ile en bâteau pour le lendemain.
Par Anso & Stéphane - Publié dans : Carnet de voyage
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Vendredi 7 août 2009 5 07 /08 /Août /2009 12:50

Nous sommes à Palawan depuis quelques heures (2 en fait). On a fait une belle étape à Boracay sous le soleil et hier un bel orage sur la plage ! Pas mal de transport et d'anecdotes marrantes à raconter...Les Philippines 'c'est l'aventure', on est passe par trois aéroports aujourd'hui. On prendra le temps d'écrire plus tard, on va essayer de profiter encore 2 ou 3 heures de Puerto Princessa avant de dormir quelques heures. Depart matinal pour El Nido prevu pour 4 heures demain matin (enfin si il n'y a pas d'imprévu). A plus...

Par Anso & Stéphane - Publié dans : Carnet de voyage
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